Jupiter – Opposition 2012

  • Matériel : Newton Orion 200/1000 sur SkyView Pro, caméra i-Nova PLA-C, Barlow Televue Powermate X5
  • Traitement : AutoStakkert!2 et Registax 6

Dimanche 2 septembre 2012 (Pont-à-Mousson – 54) :

Passage d’Europe devant Jupiter, le 02/09/12 à 3h59 TU, 38° de hauteur

Samedi 8 septembre 2012 (Apremont-La-Forêt – 55) :

Jupiter le 08/09/12 à 2h47 TU, 50° de hauteur (*)

(*) Retraité le 06/11/12 avec AutoStakkert! et Registax 6

Soirée du 13 novembre 2012 :

  • Matériel : Newton Orion 200/1000 sur SkyView Pro, Barlow Televue Powermate X5, caméra i-Nova PLA-Mx et filtre IR Pass 680 nm
  • Traitement : AutoStakkert!2 et Registax 6
  • Acquisition :

Utilisation de mon nouveau collimateur laser Baader et inauguration de ma nouvelle caméra  noir et blanc i-Nova PLA-Mx (acquise chez M42 à l’occasion des Rencontres de Ciel & Espace début novembre) et d’un filtre IR Pass 680 nanomètres ne laissant passer que l’infra-rouge, moins sensible aux turbulences (assez importantes ce soir là). La contrepartie est une perte de luminosité assez élevée, compensée par l’augmentation du temps d’exposition (28 ms).

Mise au point difficile car monture limite par rapport à la longueur et au poids du tube. Malgré tout, après quelques essais en faisant varier le temps d’exposition, le gain et la mise au point, certaines séquences permettent d’obtenir pas mal détails sur les structures nuageuses :

Jupiter, le 13 novembre 2012 à 21h49 TU (45° de hauteur)

Lors des prochaines sorties, je tenterai d’augmenter le temps d’exposition et diminuer le gain, le filtre IR Pass devant le permettre sans trop de problème. Je publierai également un tutoriel sur les traitements sous Autostakkert et Registax.

Soirée du 30 novembre 2012 :

Le week-end, une (rare) trouée entre les nuages (et un froid de canard : -6°C), une nouvelle camera et une sortie avec le club astro, que demander de plus à l’occasion de l’opposition 2012 !

  • Matériel : Newton Orion 200/1000 sur SkyView Pro, Barlow Televue Powermate X5, caméra i-Nova PLA-Mx et filtre IR Pass 680 nm
  • Traitement : AutoStakkert!2 et Registax 6
  • Acquisition : Pendant une demi heure, ciel plutôt stable, encore amélioré avec le filtre. Ensuite, çà se gate (turbulence, givre, pieds gelés, etc…). Heureusement qu’il n’y avait pas de vent !
  • Exemple : 90 s (2100 images), 40 ms de pose, 44% de gain :
Jupiter à 20h54 TU (48° de hauteur)

Jupiter, le 3011/12 à 20h54 TU (48° de hauteur)

Saturne – Opposition 2012

Dimanche 13 mai 2012

Matériel : Mak. Orion 150/1800, Barlow X2, caméra PLA-C

Traitement : AutoStakkert, Registax 6, Iris (utilisation du tutoriel : http://dl.dropbox.com/u/55119104/Tutorial1_Saturne.pdf)

Saturne le 13/05/12 à 21h22 TU, 34° de hauteur

Mars – Opposition 2012

Soirée du 20 février 2012 :

Après plusieurs semaines de ciel dégagé … mais de froid polaire (entre -15 et -20°C la nuit !), le retour de températures a peine en dessous de zéro en soirée me permet de ressortir le matériel à quelques jours de l’opposition de Mars.

Après avoir mis le tube (Mak. Orion 150/1800) à température pendant près de 3 heures, j’installe tranquillement le matériel dans mon jardin (situation pas idéale, mais le champ est relativement dégagé à l’est). D’ailleurs, j’effectue une mise en station si précise que Mars ne quittera pas le champ de la caméra pendant plus d’un quart d’heure sans avoir à repointer !

Pourtant proche de l’opposition, Mars apparait comme un « confetti » avec un grossissement de 225x (8 mm Plössl  Televue). Mais l’image est bien contrastée et je peux observer sans difficulté la calotte polaire ainsi que des formations plus sombres dans la partie sud (Syrtis Major). D’ailleurs, la turbulence s’atténue nettement lorsque la planète dépasse 30° de hauteur.

J’effectue plusieurs acquisitions (barlow Televue x2 + camera i-Nova PLA-C) de 90 secondes (exposition : 28 ms, gain : 65 %). Traitements sous Registax 6 (en conservant environ 1000 images sur 2500). Les meilleurs séquences permettent de faire ressortir les régions de Syrtis Major et Meridiani Sinus (au sud) :

Mars, le 20/02/12 à 21h48 TU, 33° de hauteur

Mars 2012 :

Plusieurs soirées dégagées me permettent de multiplier les observations de Mars, depuis chez moi ou dans le cadre du club de Blenod.

Pourtant, Mars n’est pas une cible facile contrairement à Jupiter ou Saturne. Du fait de son diamètre apparent beaucoup plus faible, elle semble plus sensible aux turbulences qui en masquent les détails. En particulier, lorsque la planète présente la région de Tharsis comportant peu de formations remarquables (première quinzaine du mois, en soirée), elle apparait comme une sphère brillante d’où seule la calotte polaire émerge.

Bref, les dernières acquisitions sont décevantes malgré différents essais de traitements sous Registax 6. Comme souvent, le principal obstacle à l’obtention de bonnes images est … la qualité du ciel !

Fin mars, d’autres occasions d’observer Mars se présentent. Au cours de ces observations, je constate visuellement mais également lors des traitements que la collimation ne semble plus aussi parfaite (apparition d’arcs autour de la planète). Un star test ultérieur me confirmera une légère décollimation mais sans trop de conséquence pour de l’acquisition en lunaire par exemple (cf. Lune du 01/04/12). J’envisage d’effectuer le réglage moi-même (utilisation d’une étoile artificielle) ou chez Optique Unterlinden.

Acquisitions :

Habituellement, seules les régions sombres et la calotte polaire se détachent facilement des images de Mars. Certaines régions sont plus difficiles à distinguer, en particulier les principaux volcans au dessus desquels sont visibles des nuages blancs.

Exemple : la région de Elysium Planitia (au centre, en blanc) correspond au volcan Elysium Mons (400 km de diamètre, culmine à 14 km d’altitude).

Mars le 01/03/12 à 21h39 TU

L’utilisation d’une Barlow Televue x3 (contre x2 habituellement, échantillonnage nominal) permet d’augmenter la focale (et donc la taille de l’image sur le capteur) sans pour autant obtenir plus de détails (limitation du pouvoir séparateur du télescope).

Exemple : régions (sombres) de Mare Acidalium (au nord) et Mare Erythraeum (au sud)

Mars le 23/03/12 à 20h56 TU, Barlow x2

Mars le 23/03/12 à 21h08 TU Barlow x3

Soirée du 3 mai 2012 :

Le mois d’avril ayant été très pluvieux, j’ai rarement eu l’occasion de sortir le matériel, à part pour en vérifier rapidement la collimation et tenter de l’améliorer.  Ce n’est que le soir du 3 mai que je peux profiter d’un ciel bien dégagé pour prendre le temps d’observer Mars (Saturne étant trop basse sur l’horizon pour que je puisse l’apercevoir depuis mon jardin) et refaire d’autres vérifications de collimation.

Bien que son diamètre apparent ait diminué d’un tiers (10″)  deux mois après son passage à l’opposition, le pôle nord ainsi que les principales formations sont clairement visibles à l’oculaire avec un grossissement de 225x. L’augmentation du terminateur donne à Mars une forme plus ovale.

J’en profite pour faire quelques acquisitions en testant des temps de pose plus courts qu’habituellement (15-20 ms au lieu de 28ms) pour contrer la turbulence ce qui m’oblige à augmenter le gain (donc le bruit) pour que le contraste soit suffisant (90% au lieu de 75%).

Mars, le 03/05/12 à 21h06 TU
(compositage de 400 images à 15ms de pose et 90 % de gain, agrandissement de 150 %)

Mars, le 03/05/12 à 21h09 TU
(compositage de 400 images à 28ms de pose et 75 % de gain, agrandissement de 150 %)

La Lune

Soirée du 14 octobre 2011 :

  • Matériel : Mak. Orion 150/1800 et caméra PLA-M (monochrome)
  • Conditions météo. : rafales de vent, cirrus, température ressentie fraiche
Mer de la Sérénité – Mer des crises

Mer de la Sérénité – Mer des crises

Soirée du 1er mars 2012 :

  • Matériel : Mak. Orion 150/1800, Barlow Televue x2 et caméra i-Nova PLA-C
  • Traitement : Registax 6 (environ 400 images sur 1700)

Région du cratère Walter (132 x 140 km / 4 130 m)

Soirée du 1er avril 2012 :

  • Matériel : Mak. Orion 150/1800, Barlow Televue x2 et caméra i-Nova PLA-C
  • Traitement : AutoStakkert 2.1 et Registax 6 (400-500 images sur 1700)

Clavius (plaine close de 225 km de diamètre)

Platon (plaine close de 100 km de diamètre parsemée de cratères d’environ 2 km de diamètre)

Copernic (formation annulaire de 93 km de diamètre et de 3 760 m de profondeur)

Soirée du 18 février 2013 :

  • Matériel : Newton Orion 200/1000, Barlow Televue X5, camera i-Nova PLA-Mx (noir et blanc) et filtre IR-Pass 680 nm
  • Acquisition : Mosaïque de 5 séquences (exposition : 5 ms, gain : 77 %, 30 à 60 images retenues par séquence)
  • Traitement : AutoStakkert 2.1, Registax 6 et Microsoft ICE (mosaïque)
  • Conditions de prise de vue : difficiles (vent, turbulences)

Remarque : Cette région, le cratère Walter, avait déjà été imagée le 1er mars 2012 (voir plus haut) dans des conditions d’ensoleillement similaires. L’augmentation du diamètre, de la sensibilité de la caméra  et probablement une meilleure mise au point et un meilleur traitement permettent d’obtenir un résultat bien plus intéressant :

Région du cratère Walter

Région du cratère Walter

Soirée du 14 avril 2013 :

  • Matériel : Mak. Orion 150/1800, camera i-Nova PLA-Mx (noir et blanc) et filtre IR-Pass 680 nm
  • Acquisition : Mosaïque de 10 séquences (exposition : 15 ms, gain : 19 %)
  • Traitement : AutoStakkert 2.1, Registax 6 et Microsoft ICE (mosaïque)
Mosaïque de 10 images (Mer des Crises)

Nord-Est de la Lune (Mer des Crises) – Cliquer sur l’image pour la visualiser plein écran

Soirée du 19 juillet 2013 :

  • Matériel : Newton Orion 200/1000, Barlow Televue X5, camera i-Nova PLA-Mx (noir et blanc) et filtre IR-Pass 680 nm
  • Acquisition : Mosaïque de 2 séquences (exposition : 15 ms, gain : 50 %, 900 à 1100 images retenues par séquence)
  • Traitement : AutoStakkert 2.1, Registax 6 et Microsoft ICE (mosaïque)
  • Conditions de prise de vue : difficiles (vent, turbulences car Lune < 20° de hauteur)
Cratère Schiller (179 km diam.)

Cratère Schiller (179 km diam.)

Uranus – Opposition 2011

Nuit du 30 septembre-1er octobre 2011 :

En opposition le 25 septembre (2,85 milliards de km), Uranus, contrairement à Jupiter, n’est pas une cible facile pour un 150mm sur une monture non équipée d’un GOTO, du fait d’un diamètre apparent (3,7″) et d’une magnitude (5,8) relativement faibles.

Au cours des précédentes sorties, mes tentatives pour l’observer s’étaient soldées par des échecs. Je n’avais pas insisté, Jupiter étant bien plus attrayante … Une fois de plus, j’effectue un pointage aux coordonnées en prenant pour référence Jupiter, proche sur l’écliptique.

Cette fois-ci, je parviens enfin à repérer Uranus dans mon oculaire le plus faible (25 mm = x 72). Pas de doute : ce n’est pas une étoile (aspect sphérique et coloration verdâtre). Bien sûr, dans un 150mm aucun satellite n’est visible. Je tente tout de même quelques acquisitions avec ma PLA-C.

Les temps d’expositions n’ont rien de comparable avec Jupiter : de 200 à 500 ms avec un gain à 75%-85%. Je me limite à des séquences de 300 images compositées dans Registax sans autre traitement qu’un alignement RGB.

Uranus 30/09/11, 22h46 TU

Jupiter – Opposition 2011

Nuit du 1er au 2 aout 2011 : A 3 mois de son opposition (29 octobre 2011), Jupiter devient observable … à condition d’être matinal !

En effet, début août, Jupiter se lève vers minuit et demi et passe au méridien vers 7h30. A l’occasion de mes congés, je profite d’une (exceptionnelle) nuit dégagée (après un mois d’octobre de juillet tout aussi exceptionnel…) pour observer Jupiter.

Accompagné de Pascal et Jean-Sébastien du club de Blénod-les-PAM, nous nous rendons dans une clairière située sur les hauteurs de Pont-à-Mousson, loin des lumières parasites. La première partie de nuit est consacrée au ciel profond et pour moi à des tests de repérage aux coordonnées.

En deuxième partie de nuit, alors que Jupiter se lève, les conditions se dégradent du fait de l’apparition d’une buée importante sur les optiques (objectif mais également chercheur et oculaires). L’utilisation d’une couverture ne suffisant pas, le tube et le chercheur sont démontés et placés dans ma voiture pour qu’ils se réchauffent. Finalement, une brise finira par sécher les optiques.

Malgré d’importantes turbulences, les premières observations de Jupiter après son levé permettent de deviner les principales formations nuageuses ainsi que la tache rouge. J’utilise la PLA-C avec et sans Barlow X2 pour imager. A plusieurs mois de son opposition, la planète géante occupe 1/9eme du capteur, plus que Saturne à l’opposition !

En fin de nuit, les conditions d’acquisition s’améliorant (disparition quasi totale de la buée et hauteur sur l’horizon atteignant une quarantaine de degrés) et malgré quelques problèmes techniques (plantages du logiciel d’acquisition, poussières sur le capteur), plusieurs acquisitions et observations on pu être effectuées. Nous remballons le matériel vers 6h00.

Seules les acquisitions de fin de nuit sont réellement exploitables. Les autres sont trop affectées par la turbulence, la buée et des réglages d’exposition un peu trop faibles (<20 ms, 30 ms semblant l’idéal), mais les résultats sont encourageants pour la suite !

  • Matériel : Mak. 150/1800, caméra i-Nova PLA-C, Barlow Televue X2
  • Traitement : Registax 5.1

Jupiter 02/08/11, 02h48 TU, hauteur 42°

Nuit du 2 au 3 septembre 2011 :

Le week-end et une nuit claire me permettent une sortie avec le club de Blénod au milieu des champs du côté d’Euvezin. Ce site offre un espace bien dégagé ainsi qu’une pollution lumineuse et une humidité limités (20 km de PAM et peu de végétation à proximité).

La première partie de nuit est consacrée au ciel profond (pas simple sans GOTO et avec un 150, mais le repérage aux coordonnées fonctionne plutôt bien … à condition de ne pas inverser les sens des coordonnées !) ainsi qu’à l’observation avec d’autres instruments des membres du club (dont le fameux 400 de Pascal, fait maison !).

Jupiter pointe lentement son nez à l’horizon Est. Malgré une hauteur assez faible, la turbulence et le chromatisme sont limités, me permettant d’effectuer des observations en visuel et de débuter l’acquisition.

Visuellement, 6 satellites semblent orbiter autour de Jupiter. Après vérification dans Stellarium, les quatres « galiléens » sont bien présents, les deux autres sont des étoiles. La Grande Tache Rouge est également visible mais disparait trop rapidement pour pouvoir être observée lorsque Jupiter atteint le méridien en fin de nuit.

Inévitablement, la buée fait son apparition (le chercheur semble particulièrement sensible), mais l’utilisation d’une couverture permet dans faire disparaitre une grande partie du ménisque pour terminer les dernières acquisitions avant l’aube.

Paramètres d’acquisition (camera I-Nova PLA-C / Barlow Televue X2) :

L’exposition est fixée à 28 ms (au-dessus le débit chute brutalement … ou PLxCapture plante !). Entre chaque prise, je fais varier le gain entre 700 et 850 (750-800 semblant des valeurs correctes). Surtout, je prends le temps d’affiner la mise au point sur les bandes nuageuses les plus fines de l’hémisphère nord (en bas sur l’image).

Bien sûr, les dernières prises sont comme souvent les meilleures (hauteur > 50°). Au total, entre 1h00 et 6h00 du matin, j’effectue près de 30 acquisitions (au format .ser) d’une durée de 90s à 120s. De quoi s’exercer au traitement pendant pas mal de nuits nuageuses !

Jupiter le 03/09/11 à 3h45 TU, 54° de hauteur (*)

(*) Retraité le 04/11/12 avec AutoStakkert! et Registax 6

Vendredi 23 septembre 2011 :

L’acquisition de séquences sur près de 2 heures me permet d’effectuer une animation de 6 images au format GIF. La Grande Tache Rouge est clairement visible ainsi que les différentes formations nuageuses :

Jupiter, le 23/09/11 entre 21h42 et 23h33 TU (*)

(*) Traité le 04/11/12 avec AutoStakkert!, Registax 6, Paint .Net et GIF Movie Gear

Octobre – Novembre 2011 :

Les journées étant plus courtes et Jupiter se levant de plus en plus tôt, les occasions d’observer se multiplient pendant ces deux derniers mois. Par ailleurs, depuis mon jardin (pourtant assez encaissé entre immeubles et maisons), je parviens facilement à suivre Jupiter jusqu’à son passage au méridien (>50°). Je peux donc m’installer rapidement lorsque le ciel se dégage sans devoir m’éloigner de la ville. A plus de 50° de hauteur, le chromatisme disparait complétement et malgré les turbulences causées par cheminées et toitures, plusieurs acquisitions donnent un résultat plutôt correct (traitements sous Registax 5.1) :

Jupiter et Io le 20/11/11 à 21h09 TU, 51° de hauteur (*)

(*) Retraité le 11/11/12 avec AutoStakkert! et Registax 6

Dimanche 15 janvier 2012 :

Après 2 mois de temps couvert, les premières gelées de l’hiver sont accompagnées d’un ciel dégagé, au moins pendant quelques jours. Je profite de cette fin de week-end pour une rapide sortie du matériel (1 heure 30) pour observer Jupiter. En effet, un vent glacial souffle par rafales en rase campagne, rendant difficiles l’observation et les acquisitions avec la PLA-C (vibrations).

Malgré tout, l’ombre de Io sur Jupiter est parfaitement visible, ainsi que la Grande Tache Rouge. L’une des dernières séquences permet même d’apercevoir Io à la limite de l’atmosphère de Jupiter, à la fin de son transit :

Jupiter et Io, le 15/01/12 à 19h21 TU (47°)

Jupiter et Io, le 15/01/12 à 19h47 TU (45°)

Traitement sous Registax 6 : Environ 1000 images retenues sur 2500 (séquences de 90 secondes), alignement automatiques des couches et de la balance RVB, augmentation du contraste (110/120 %) du gamma (1,10) et ondelettes.

Jupiter et Io, le 15/01/12 entre 19h21 et 19h47 TU (*)

(*) Traité le 11/11/12 avec AutoStakkert!, Registax 6, Paint .Net et GIF Movie Gear

Saturne – Opposition 2011

Vendredi 25 mars 2011 : à l’occasion de l’opposition de Saturne (1,250 milliards de km de la Terre), je fais mes débuts en astrophotographie. Matériel : Maksutov-Cassegrain 150/1800 Orion, barlow Televue X2 et webcam Philips SPC900NC « optimisée ». La soirée s’annonce bien : alors que de la pluie est prévue pour le lendemain, le ciel est propice à l’observation car très peu turbulent.Après avoir passé pas mal de temps à aligner Saturne dans le capteur de la webcam avec ma barlow, je peux enfin peaufiner mes réglages : luminosité, contraste, gamma, etc… Ensuite, j’affine la mise au point. A chaque étape, je fais l’acquisition de séquences entre 3 et 5 minutes chacune. Finalement, vers 23h20 TU, après plus d’une heure d’acquisitions, j’obtiens une séquence de 5 minutes qui me semble plutôt réussie. Dès le lendemain matin, un traitement sous Registax (2300 images conservées sur 3000), utilisation des ondelettes, puis niveaux sous Iris me permettent d’obtenir ce résultat assez exceptionnel pour un 150mm :

Saturne 25/03/11 23h20 TU

Lundi 25 avril 2011 : Le ciel n’ayant pas été très clément  depuis un mois, je profite de mes vacances et d’une soirée sans nuages pour observer Saturne. Le ciel est dégagé, les étoiles scintillent peu et surtout Saturne est plus haut dans le ciel que fin Mars. Je prend le temps de faire du visuel : Titan et Rhéa sont clairement visibles (magnitude 8,3 et 9,8) tandis que l’on devine Téthys et Dioné (magnitude 10,2 et 10,5). Avec un oculaire Televue Plössl 11 mm (163x) Saturne est bien contrastée et brillante. Les turbulences deviennent sensibles en poussant le grossissement (Vixen NLV 9 mm = 200x). J’en profite pour faire quelques acquisitions mais sans pouvoir faire la mise au point en utilisant Titan, pourtant à proximité du pôle nord. En effet, à moins d’augmenter la luminosité, la sensibilité de la webcam et les turbulences m’en empêchent. Comme la dernière fois, j’effectue donc la mise au point sur l’anneau devant la planète ainsi que sur les formations nuageuses du pôle nord. En traitant des séquences de 3 minutes sous Registax 6, je parviens à faire ressortir Titan (5150 km de diamètre) tout en conservant une  Saturne acceptable :

Saturne et Titan 25/04/11 21h08 TU

Saturne et Titan 25/04/11 21h08 TU

Lundi 23 mai 2011 : Semaine orageuse, alternant ciel voilé et éclaircies en soirée. Ciel propice à l’observation car peu turbulent contre toute attente. Vers 21h00 (heure locale), je tente ma chance, impatient de tester ma nouvelle camera i-Nova PLA-C. Pour rappel : très proche de la SPC900 (capteur identique), la PLA-C s’en distingue principalement par sa gestion de l’USB2 (jusqu’à 30 images/seconde) et des temps de pose plus longs. Installation (trop) rapide du matériel, mise en station (trop) approximative, résultat : Saturne sort du champs en près d’une minute trente. Suffisant toutefois pour l’acquisition d’un nombre important d’images du fait du débit. Les réglages sont plus limités que la SPC900 (gain et exposition) mais les résultats sous Registax 6 sont prometteurs. On remarque l’aplatissement des anneaux et le diamètre angulaire sensiblement plus faible qu’au moment de l’opposition (500 images sur 2000 environ) :

Saturne 23/05/11, 20h28 TU

Saturne 23/05/11, 20h28 TU

Samedi 28 mai 2011 : Ciel légèrement nuageux et voilé mais peu turbulent comme le lundi précédent.

Seconde sortie pour la PLA-C avec des tests de réglage différents : En poussant l’exposition à 40 ms, le débit chute brutalement à moins de 10 images/s. L’idéal semble être 30 ms, permettant de maintenir près de 30 images/s avec un gain de 85-90 % (peut-être trop important car pas mal de bruit).

D’ailleurs, les images ont une dominante verte qui disparait avec une balance des blancs automatique sous Registax. Par la suite, une mise à jour de Registax a permis de résoudre ce problème.

Plusieurs séquences de 120 secondes chacune sont acquises au format .ser et retraitées sous Registax 6 (alignement – compositage – balance auto. des blancs – alignement auto. des couches) et sous Iris (BLACK/WHITE). Je passe sur les difficultés d’alignement de la planète sur le capteur en utilisant le chercheur seul (un flip-mirror ne serait pas un luxe).

La tempête n’est (toujours) pas visible, mais apparemment c’est faisable avec un 150 mm. Il ne reste plus qu’à attendre le bon moment …

Saturne 28/05/11, 21h40 TU

Mardi 14 juin 2011 : Après plusieurs semaines d’un temps couvert et orageux, je peux enfin sortir mon télescope pour tester mon tout nouvel oculaire Televue Plössl 8mm. Malgré un grandissement important (225x = 1,5D), Saturne apparait bien contrastée même si, bien sûr, l’image est moins lumineuse que dans le 11mm. Le faible relief d’œil (6mm) n’est pas réellement un problème, au contraire, il oblige a garder l’œil précisément dans l’axe et calé contre l’oculaire.

L’atmosphère devient rapidement humide, je tente malgré tout quelques acquisitions avec la PLA-C.

La procédure commence a être rodée :

  • Alignement précis du chercheur sur l’axe du télescope ;
  • Utilisation de l’oculaire 8mm et de la Barlow pour centrer Saturne ;
  • Remplacement de l’oculaire par la caméra ;
  • Augmentation du gain au maximum pour visualiser l’image défocalisée sur l’écran ;
  • Si elle n’apparait pas, recentrage avec le chercheur ;
  • Lorsque l’image défocalisée apparait à l’écran, mise au point précise et réglage du gain.

Le ciel commençant a turbuler sérieusement, la mise au point est approximative et lors du traitement sous Registax cela se ressent … aucune séquence ne permet d’obtenir des images correctes. Malgré tout, je fais quelques tests de réglage du gain (entre 80 et 95 %) et du temps d’exposition (entre 25 et 40 ms). En pratique, il ne vaut mieux pas dépasser 30 ms sinon le nombre d’images chute en dessous de 10 i/s. Le gain doit être poussé entre 90 et 95 %, sous peine d’obtenir une image trop sombre, difficilement exploitable sous Registax.